Défis pour Habitation 60 et plus

Vivre chez soi et s’y sentir bien est un droit fondamental.

Tout le monde a ses propres besoins, attentes et souhaits en termes de logements et l’offre actuelle ne constitue pas toujours la solution idéale. Nous devons oser nous en écarter et nous diriger vers une nouvelle diversité de types de logements : d’un logement individuel à un logement collectif, d’une vie autonome et indépendante à une vie dans une résidence-services et d’un habitat kangourou à une vie en communauté. Au sein de cette offre de logements, nous devons accorder l’attention nécessaire aux aspects tels que le confort, la qualité, la sécurité, la vie privée, les relations sociales et la possibilité de fournir des soins. Il faut trouver un juste équilibre pour se sentir comme chez soi dans son logement.

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Plutôt que de se baser sur le modèle classique des soins, nous optons résolument pour un type de logement mettant l’indépendance, l’autonomie, le confort et les soins au centre de l’attention. Toute personne de plus de 60 ans opte pour le type de logement qui lui convient et les soins peuvent en faire partie.

Adopter une vision moderne sur les logements et les soins nécessite un peu de créativité de la part des architectes, concepteurs et acteurs majeurs du secteur de la construction. Ils doivent donner forme à ces modèles et ainsi inspirer les autorités locales, les urbanistes, les promoteurs immobiliers, les entrepreneurs et les maîtres d’ouvrage.

 

« Bien Vivre chez Soi » la plate-forme de soutien à l’autonomie au domicile pour les personnes âgées ou en situation de handicap

Le Gouvernement wallon a approuvé, le jeudi 24 octobre 2013, sur proposition de la Ministre de l’action sociale et de l’égalité des chances, Eliane TILLIEUX, la prolongation du projet à destination des services conseils pour les plus de 65 ans dans le cadre de la plate-forme « Bien vivre chez soi ».

Cette plate-forme a pour objet d’offrir un encadrement optimal de la personne âgée afin de lui permettre de se maintenir à son domicile malgré les limitations de capacités liées à l’avancée en âge. Cet encadrement se concrétise à travers 4 axes :

Un axe « Information » avec la mise en place d’un site internet à destination de tous les publics (public-cible et son entourage, spécialistes du secteur…), qui regroupe toutes les informations nécessaires relatives à l’autonomie au domicile et aux aides techniques (les acteurs publics clés …).

Un axe « Conseil et suivi » avec l’agrément des services conseils d’ergothérapeutes en matière d’adaptation du domicile et d’aides techniques afin d’assurer l’accompagnement des personnes qui rencontrent des limitations de capacité et souhaitent pouvoir continuer à vivre à leur domicile. L’axe consistait en un appel à projets. Quatre services ont été retenus et ont mis divers projets en place de décembre 2010 à décembre 2013.

Un axe « Programmes d’aides techniques et d’aménagement du domicile » mis en place sous la forme d’un prêt à taux zéro pour les personnes de plus de 65 ans disposant de faibles revenus et en recherche de financement des travaux.

Un axe « Programmes de formation et d’échanges de bonnes pratiques » à destination des professionnels du secteur.

Plus d’informations sur www.bienvivrechezsoi.be

Un cadre de qualité pour s’habiter sans souci

Le Vlaams Bouwmeester souligne un besoin de soins imperceptibles : les soins ne doivent plus être totalement isolés mais imbriqués dans d’autres aspects de la société et du quotidien.

Pour favoriser et aiguiller le développement de nouveaux types de soins et de logements, le Vlaams Bouwmeester a formulé sept « facteurs d’invisibilité » ou règles pratiques. Leur objectif est d’encourager une approche inclusive au sein de laquelle les « soins » constituent une partie évidente et logique de la vie. Cela a également de lourdes conséquences sur notre perception de l’espace.

Facteur d’invisibilité 1 :
Maximaliser les logements collectifs
Les logements collectifs accordent l’attention nécessaire à la vie privée et présentent des avantages sociaux et spatiaux. Ils sont plus efficaces et moins chers et préviennent l’isolement social.

Facteur d’invisibilité 2 :
Créer à grande échelle
Les logements (et soins) collectifs ont un sens uniquement s’ils s’intègrent dans des rapports sociaux et spatiaux plus vastes. Ce mode de vie dense peut en partie être compensé par la proximité de zones vertes, de places communales, etc.

Facteur d’invisibilité 3 :
Créer à petite échelle
Les logements (et soins) collectifs ont un sens uniquement si l’on accorde une attention très particulière à la petite dimension, à la sécurité, à l’autonomie et à l’indépendance.

Facteur d’invisibilité 4 :
Oser les programmes urbains
Il est important que les logements pour personnes âgées et nécessitant des soins fassent partie de la ville. Les soins doivent être associés à d’autres programmes urbains et sociaux.

Facteur d’invisibilité 5 :
Obliger le marché à prendre ses responsabilités sociales
À l’heure actuelle, les logements privés dispensant des soins sont de plus en plus nombreux. Il faut créer un marché commercial rassemblant des investisseurs sérieux qui misent tant sur le capital social que sur la qualité de l’espace.

Facteur d’invisibilité 6 :
Rédiger une réglementation intelligente et flexible
Le facteur d’invisibilité le plus délicat et le plus crucial dans le domaine des soins consiste à rédiger une réglementation intelligente. Les soins doivent être envisagés comme un élément à part entière de la société et de la vie. Cela doit également transparaître des mesures de soutien.

Facteur d’invisibilité 7 :
Miser sur l’attention des concepteurs et des maîtres d’ouvrage
Il est important que les maîtres d’ouvrage et concepteurs aient davantage la liberté de prendre des initiatives ambitieuses. Les études de marché permettent aux concepteurs et maîtres d’ouvrage de s’entraider et de se lancer des défis qui seront bénéfiques pour les soins.

Plus d’informations sur www.vlaamsbouwmeester.be

Vlaams Bouwmeester